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VII.61.M

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Jean Nicolas Cuvier 316/444
né en 1712 à Blamont (25) en 1792 à Valentigney (25)
fils de David Cuvier (1666-1743) 632/888
et de Catherine Méquillet (16..-1738) 633/889
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épouse vers 1636
Suzanne Henriette Doriot 317/445
née ou baptisée le 11 août 1712 à Montécheroux (25) le 31 juillet 1786 à Roches-les-Blamont (25)
fille de Pierre Doriot (16..-17.. ) 634/890
et de Suzanne Ferrand (16..-17..) 635/891

 

Enfants :
Enfants :1) Pierre Nicolas Cuvier (1739 -1827), 158/2221)
Enfants :1) il épouse a) Suzanne Elisabeth Bosen (1740-1784)
Enfants :1) il épouse b) Suzanne Elisabeth Flamand (17.. - <1815 ?) 159/223
Enfants :2) Jacques Christophe Cuvier (1741 - 26.02.1747)
Enfants :3) Jacques Christophe Cuvier (1748 -1821)
Enfants :1) il épouse Charlotte Edwige Masson
Enfants :4) Charles Frédéric Cuvier (23.07.1768 -18..)
Enfants :1) il épouse Suzanne Bugnon

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¤ Jean Nicolas Cuvier est le fils aîné du notaire et greffier de Blamont. Ce petit village est le siège de la seigneurie de Blamont, au sud est du comté de Montbéliard. Depuis 1700 Louis XIV a fait occuper plusieurs fois, ce territoire inclus dans les Quatre Terres, par ses troupes qui y exercent de véritables brimades à l'encontre de la population protestante. David Cuvier, comme agent de l'administration est particulièrement visé, car il occupe un poste de responsabilité, ce qui est considéré comme incompatible avec sa confession protestante. Mais pour David Cuvier il n'est pas question de se convertir au catholicisme. Il est donc destitué en 1715. Il se retire à Montbéliard avec sa famille, où il s'installe comme greffier et notaire impérial.

Jean Nicolas grandit donc dans la capitale de la principauté. Il suit probablement les cours dispensés au "Gymnase", l'ancienne école latine. On y enseigne la rhétorique (l'art de bien parler et de bien écrire), les langues anciennes (latin, grec et hébreux), les mathématiques, l'histoire, la géographie, la levée des plans, mais, curieusement, pas l'allemand qui est pourtant la langue du suzerain, le prince de Wurtemberg. Certaines familles bourgeoises de Montbéliard envoyaient donc leurs enfants passer quelques années en Alsace, à Mulhouse en particulier, pour y apprendre l'allemand, pendant qu'elles prenaient en échanges des enfants de la famille d'accueil pour leur faire acquérir la maîtrise du français. Mais il ne semble pas que la famille Cuvier ait eu recours à cette astuce.

¤ Jean Nicolas Cuvier choisit de devenir pasteur. Pour cela il doit partir à Tübingen en Allemagne. Car il n'y a pas de faculté de théologie luthérienne francophone. Il lui faut donc, comme la plupart des étudiants montbéliardais, apprendre d'abord l'allemand en cours accélérés lors du premier été qu'il passe en Wurtemberg. Il est inscrit sur les rôles de l'Université de Tübingen le 8 juillet 1728. Il termine ses examens le 23 avril 1735.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le portrait présumé de.Suzanne Henriette Doriot qui figure dans les "Portraits Montbéliardais" et.reproduit ici semble une erreur d'attribution. En.effet il présente une.dame habillée à la.mode des années 1820-1830, or Suzanne Henriette est décédée en 1786 à l'âge de.74.ans.
On peut, du coup, se demander si le portrait qui lui fait pendant, est réellement celui de son mari. Ne.serait pas plutôt celui d'un de.ses.deux fils aussi.pasteurs...?
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Rentré au pays, il est nommé pasteur pas très loin de son village natal, à Roches-les-Blamont, dans la Seigneurie de Blamont, poste qu'il va occuper pendant 50 ans.
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¤ Il se marie avec Suzanne Henriette Doriot, la fille du pasteur de Montécheroux, agglomération qui se trouve à une dizaine de kilomètre au sud de Roches- les-Blamont. Montécheroux n'est pas un village inconnu pour Jean-Nicolas. On y trouve de nombreux Méquillet probablement apparentés à sa mère. De plus, son arrière-arrière-grand-père, Claudot Cuvier 10112//14208, s'y était établi au 16e siècle quand, fuyant les persécutions religieuses, il était venu chercher refuge dans le comté de Montbéliard acquis à la Réforme.

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Suzanne Henriette Doriot et Jean Nicolas Cuvier
(d'après "Portraits Montbéliardais" )
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Les incursions françaises et les vexations qu'il a connues dans sa toute petite enfance continuent. La seigneurie de Blamont, ainsi que celles de Clémont, Héricourt et Châtelot, qui forment ensemble ce que l'on appelle communément les "Quatre Terres" sont définitivement annexées par la France en 1748. Le traité signé à Versailles entre le roi et le duc de Wurtemberg prévoit théoriquement des garanties pour les sujets luthériens des quatre seigneuries abandonnées par Montbéliard. Mais ces clauses, assez favorables aux protestants, ne seront pas respectées par Louis XV, ni par son successeur. L'année précédente Jean Nicolas et son épouse ont eut la tristesse de perdre un de leurs petits garçons, âgé de 6 ans, Jacques Christophe, qui est enterré à Roche-les-Blamont.
Le 22 novembre 1763, Jean Nicolas célèbre, à Roches, le mariage de son frère Jean Georges Cuvier, sous-lieutenant du régiment suisse de Waldner, au service du roi de France, avec Catherine Châtel. Ce frère cadet s'était engagé très tôt dans le régiment suisse de Waldner, au service de la France. Il a 47 ans, soit 20 de plus que sa fiancée. Comme ses parents sont décèdés depuis bien des années, ses deux neveux, les fils du pasteur seront ses témoins : Pierre Nicolas, qui a terminé ses études pastorales à Tübingen et qui vient juste d'être nommé, à son retour, pasteur à Brevilliers et Jacques Christophe, encore élève au Gymnase. Pourquoi ce mariage à Roches-les-Blamont ? D'abord parce que son frère y est pasteur, mais aussi probablement, pour cet officier au service de la France, parce que le village se trouve, depuis 1748, en territoire français. Ce Jean Georges, qui finira sa carrière militaire comme capitaine lieutenant, et prendra sa retraite à Montbéliard, est le père de Georges Cuvier (1769-1832), dit parfois le grand Cuvier, le paléontologue.

¤ Bien que sujet du roi de France, Jean Nicolas est reçu bourgeois de la ville de Montbéliard, le 23 novembre 1763 en même temps que ses trois fils. Etre bourgeois de Montbéliard est un privilège envié. Il donne en particulier le droit de participer aux élections et à la vie municipale, mais surtout à la protection de la cité.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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¤ Jean Nicolas Cuvier est un homme actif. Il traduit, entres autres, en collaboration avec le pasteur Jean Jacques Duvernoy un ouvrage rédigé en allemand sur un sujet de controverse. La vie ne doit pas toujours être facile dans la seigneurie de Blamont, face aux exigences des représentants du roi de France, quand on est pasteur luthérien. Pourtant deux de ses fils décident de suivre ses traces, partent faire leur théologie à Tübingen et deviennent pasteurs.
L'aîné, Pierre Nicolas 158//222 est nommé à Brevilliers et le cadet, Jacques Christophe à Montbéliard, puis à Etupes.
Le.troisième et le plus jeune choisit la profession de fraiseur de bois.
En 1798, lors de la préparation des Etats Généraux qui doivent se réunir à Versailles, les communautés du pays de Montbéliard rattachées au royaume de France rédigent leurs Cahiers de doléances. Plusieurs ont été conservés. Très souvent les protestants, dans les villages mi-partis, ont rédigé un cahier à part dans lequel ils rappellent les traités de 1707, 1748 et 1749 dont ils demandent une réelle application. Souvent leurs droits ont été bafoués dans le passé. L'Assemblé Nationale leur donne un début de réponse en accordant aux protestants le libre exercice de leur culte, en 1790.

¤ Jean-Nicolas ne voit pas les jours les plus difficiles de la Révolution Française puisqu'il meurt en 1792. Avant de quitter ce monde, il a eut la joie de voir trois de ses petits-fils se destiner au service de l'église luthérienne : Charles Nicolas et Louis Christophe, les fils de Pierre Nicolas et Rodolphe Cuvier (1785-1826), fils de Jacques Christian. Rodolphe ira exercer son ministère loin de son pays natal, puisqu'il sera successivement pasteur de l'église luthérienne de Nancy, puis de celle de Paris. .

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Sources : Y. F. de F; Jean Marc Debard
'Le Pays de Montbéliard du Wurtemberg à la France, 1793'. S.E.M., 1992; Ch. Mathiot
'Généalogie du Grand Cuvier...'; J.M. DebardLa famille et la jeunesse de Georges Cuvier...
Léon Sahler : Portraits Montbéliardais'.Paris, 1913.
12/1999

 
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Geo                                      

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